Pharmacie Grimaldi-Paolini

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 7 décembre 2017.

Posté le 11 décembre 2017

A la Une - Rappel de laits infantiles en raison d’une possible contamination par Salmonella sérotype Agona

Les autorités sanitaires ont été informées par le Centre national de référence des Salmonelles de la contamination de 22 bébés âgés de moins de 6 mois par Salmonella sérotype Agona dans 9 régions différentes. Les enfants infectés ont présenté un tableau de gastroentérite fébrile, avec une diarrhée sanglante dans la majorité des cas.
Les premiers résultats des investigations montrent que 17 des 18 enfants dont les familles ont été interrogées à ce jour ont tous consommé du lait infantile 1er âge des marques Picot et Milumel : lait Picot SL sans lactose, 1er âge 350g, lait Pepti Junior sans lactose, 1er âge 460g et lait Milumel, Bio 1er âge 900g, sans huile de palme (les numéros de lots figurent sur le site du ministère de la santé).
Tous les produits concernés ont été élaborés entre mi-juillet et fin novembre sur un même site de production du groupe Lactalis. La Société a procédé, ce jour, au retrait et au rappel des 12 lots concernés. Elle met également à disposition des parents un numéro vert 0800 120 120 (ouvert de 9h00 à 20h00) pour répondre à leurs interrogations.
La Société Française de Pédiatrie, sollicitée en urgence, a émis des recommandations concernant des laits de substitution (voir la liste des laits de remplacement sur le site du ministère de la santé).
Les boites de lait de ces marques non concernées par le retrait-rappel (autres numéros de lots) peuvent être consommées.
Les familles ont également été invitées à consulter leur médecin traitant ou pédiatre en cas d'apparition d'un tableau de gastro-entérite chez un enfant ayant consommé, dans les trois jours précédents, un des produits concernés.

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Surveillance sanitaire de la grippe en Normandie. Point du 7 décembre 2017.

Posté le 11 décembre 2017

Points clés

La surveillance des indicateurs régionaux pour « syndrome grippal » indique que l’activité des structures d’urgence et des associations SOS médecins était en augmentation en semaine 2017-48. Elle était supérieure à celle observée lors de la saison hivernale 2016/17 à la même période. Cette hausse est également observée en métropole par Santé publique France. Les régions Ile-de-France et Nouvelle-Aquitaine sont passées en phase pré-épidémique.
En région, les données de virologie en milieu hospitalier montrent un début de circulation des virus grippaux mais qui reste à des niveaux de faible intensité.

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Surveillance des intoxications au monoxyde de carbone en Auvergne et Rhône-Alpes. Point au 3 décembre 2017.

Posté le 8 décembre 2017

Points de situation

Depuis le 1er octobre 2017, 37 épisodes d’intoxication au monoxyde de carbone ont été signalés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ce chiffre qui était en diminution pour le mois d’octobre par rapport aux années précédentes (en raison des températures clémentes pour cette période) est en forte augmentation au mois de novembre, corrélé à l’arrivée du froid. On note 23 épisodes en novembre cette année contre 13 l’année dernière. Avec 9 épisodes depuis le 1er octobre, la Loire a été particulièrement impactée.
Au cours de ces 37 épisodes, 147 personnes ont été exposées et 74 transportées aux urgences hospitalières. Un décès a été recensé. Il s’agit d’une personne qui avait laissé son véhicule en marche dans son garage.

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Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 30 novembre 2017.

Posté le 4 décembre 2017

A la Une - L’académie de médecine dénonce les tromperies à propos de la borréliose de Lyme

L’académie de médecine alertée par les rumeurs diffusées par des groupes de pression et les inquiétudes croissantes d’une partie de la population française sur la borréliose de Lyme, a publié un communiqué.
Pour elle, la « maladie de Lyme chronique », qui serait liée à la persistance de l’agent pathogène dans l’organisme pendant des années, repose sur l’hypothèse non scientifiquement démontrée d’une « crypto-infection » servant à justifier le recours à des traitements antibiotiques prolongés. De même, l’attribution de symptômes mal définis, subjectifs (fatigue, crampes, douleurs musculaires, acouphènes, troubles du sommeil ou de l’humeur, pertes de mémoire, etc.) à cette « maladie de Lyme chronique » ne repose sur aucun élément de preuve.
Elle précise également que la calibration des tests Elisa est nécessaire pour limiter à 5 % le taux de faux positifs. Les responsables de laboratoires doivent résister à la demande de praticiens désinformés, soucieux de confirmer coûte que coûte, y compris par la modification des seuils de positivité des tests, leur diagnostic de « maladie de Lyme chronique » devant des tableaux cliniques indéterminés.
Pour elle, l’efficacité revendiquée de traitements antibiotiques prolongés, parfois associés à des médicaments antiparasitaires, antifongiques ou anti-inflammatoires, ne repose sur aucune donnée expérimentale probante et ne s’appuie sur aucun essai clinique randomisé contrôlé. En revanche, de telles prescriptions sont dangereuses pour le malade, conséquentes pour l’écologie microbienne, risquées pour la Santé publique et dispendieuses pour l’Assurance maladie.
Face aux malades souffrant de symptômes chroniques non étiquetés et qui se sentent délaissés, elle estime que les médecins ne doivent pas céder à la facilité du diagnostic de « maladie de Lyme chronique » ni les soumettre à des traitements prolongés, inutiles et dangereux. Ces malades doivent pouvoir bénéficier d’une prise en charge diagnostique multidisciplinaire.
En conclusion, l’académie de médecine :
1. Confirme la validité des recommandations nationales en vigueur émanant de la 16ème Conférence de consensus du 13 décembre 2006 « Borréliose de Lyme : démarches diagnostiques, thérapeutiques et préventives » rappelées par le Haut Conseil de la Santé Publique dans son rapport du 28 mars 2014 et met en garde contre toute sollicitation de révision scientifiquement infondée.
2. Met solennellement en garde les pouvoirs publics qui, afin de répondre à l’inquiétude des patients trompés par des groupes de pression, cèderaient au chantage dont ils sont l’objet sans référence scientifique et porteraient ainsi une lourde responsabilité dans l’adoption de mesures inappropriées.
3. Désapprouve l’attitude des praticiens qui cèdent à la facilité trompeuse du diagnostic de « maladie de Lyme chronique » face à des patients en errance diagnostique.
4. Condamne sévèrement les campagnes de désinformation menées par des groupes de pression en quête de judiciarisation et de réparations financières d’un préjudice inexistant.

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Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 23 novembre 2017.

Posté le 4 décembre 2017

A la Une - Les infections invasives à méningocoques (IIM) en 2016

En 2016, 526 IIM ont été notifiées en France. Le taux d’incidence après correction pour la sous-notification était estimé à 0,89 /100 000 habitants en France métropolitaine. Après une diminution globale du taux d’incidence entre 2004 et 2014, une hausse est observée depuis 2015. Cette augmentation a concerné l’ensemble des sérogroupes. En 2016, le sérogroupe B était majoritaire (51,6 %), suivi par le sérogroupe C (26,5 %), le sérogroupe Y (12,3 %) et le sérogroupe W (8,9 %). La létalité était de 12 % pour l’ensemble des cas d’IIM.
L’année 2016 a été marquée par l’augmentation du nombre de cas d’IIM W en particulier chez les adultes (45 cas en 2016, soit 9 % des cas d’IIM de sérogroupe connu). La souche en cause est une souche émergente rattachée génétiquement à des souches ayant circulé en Amérique du Sud dans les années 2000 et au Royaume-Uni depuis 2009. Son expansion rapide en France au cours des deux dernières années est préoccupante.
Elle est associée à une létalité élevée en France (24 % en 2016). Des formes atypiques ont été décrites en France et dans d’autres pays (symptômes gastro-intestinaux inauguraux, arthrites, pneumonies, épiglottites…), pouvant entrainer un retard au diagnostic. En 2016, cette souche hypervirulente a été à l’origine d’un regroupement de 3 cas chez des étudiants de l’université à Dijon qui a conduit à une campagne de vaccination ciblant les étudiants et le personnel du campus universitaire (plus de 13 000 personnes vaccinées).
La situation des IIM W reste suivie avec attention pour identifier précocement tout regroupement spatio-temporel de cas et contribuer à une adaptation éventuelle des recommandations vaccinales.

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